IAM : "Les sapes et les sneakers sont liées à la culture hip-hop" (Exclu) 

Ecrit par

A l'occasion de la sortie de son huitième album Rêvolution, le groupe marseillais IAM nous a accordé un entretien exclusif. On a pu parler de sneakers et de l'impact de la mode sur le rap. Interview !

IAM est de retour. Après une grosse tournée dans les quatre coins du globe, le légendaire groupe de rap marseillais est de retour dans les bacs avec un huitième album qui est en train de mettre tout le monde d'accord. Baptisé Rêvolution, ce nouvel opus de la bande d'Akhenaton nous met face à la sinistrose ambiante dans notre planète, avec des mots justes et des flows qui tutoient le reggae (surtout du côté de Shurik'n). meltyStyle a rencontré les interprètes de Monnaie de Singe. Ces derniers ont bien voulu nous accorder une interview exclusive. On a pu parler de leurs relations avec les sneakers et de l'impact de la mode sur le milieu pera. Interview !

meltyStyle : Quel est le rapport d'IAM avec la mode et les sneakers ? 

Akhenaton : Oh la la

Shurik'n :  Aïe aïe

Akhenaton : ça va partir dans toutes les directions. Les goûts diffèrent, selon chaque personne. Tu peux avoir quelqu'un de très porté sur les sneakers Nike, qui aime des marques comme Stone Island, Lacoste. Dans le hip-hop, les fringues et la mode sont liés à la culture. Et on est bien dedans, on ne le nie pas. Rien que sur les sneakers, tu as beaucoup de styles différents avec IAM. Tu peux voir, maintenant par exemple, des paires de Nike Blazer, des Converse... 

Shurik'n : Le problème pour moi c'est qu'avec mes chaussures, je passe la journée à bouger, à danser. En général, je les défonce en 3 semaines. Je suis un peu comme un jeune de 18 ans.

Akhenaton : Mais si tu regardes bien les pieds de Kephren, il porte des classiques Timberland du milieu des années 90.  Lui, c'est un vrai sneaker addict (rires).

IAM,Rêvolution,Sneakers,mode,rap français,streetwear,Akhenaton,Shurik'n,kephren,converse,timberland

mS : Pourquoi vous n'avez pas lancé votre marque de vêtements ? 

Akhenaton : C'est compliqué pour nous. On avait bossé avec un pote du quartier qui avait créé la ligne MDR. Beaucoup de t-shirts ont été vendus mais, honnêtement, à chaque fois qu'on a essayé, on s'est rendu compte qu'il nous fallait du temps. On donne beaucoup de notre temps à notre musique et on s'est aperçu que pour bien faire les choses, il ne faut pas courir derrière 50 lièvres à la fois. Notre mot d'ordre est de se focaliser sur la musique. Si tu lances une marque, c'est soit tu es comme les rappeurs français qui ont déjà rencontré du succès dans l'industrie du textile grâce à l'intervention d'un professionnel qui a déjà une structure et tu poses ton nom juste pour l'image, soit tu montes ta structure et là c'est une autre histoire compliquée...

Kephren : C'est ce que je voulais dire. Cite-moi un rappeur ou un groupe qui a déjà réussi à lancer sa marque de vêtements. 

Akhenaton : Il n'y a que Booba...

Shurik'n : Et encore avec Booba, c'est un merchandising étendu. Ce n'est pas vraiment sa marque. 

Kephren : En France, c'est encore super compliqué dans les mentalités. La personne qui va mettre des vêtements d'un artiste le soutient automatiquement. C'est un peu comme prendre le parti de X ou Y. Alors qu'aux Etats-Unis, si une personne porte des vêtements d'un rappeur, c'est parce qu'elle aime ça.



0 commentaire