Kim Kardashian, Nicki Minaj, Iggy Azalea... Les big fat ass furent incontournables en 2014

Nicki Minaj et son "big fat ass"
Ecrit par

Qui n'a pas eu sa dose de cul pour l'année ? De Kim Kardashian, à Nicki Minaj en passant par Iggy Azalea, Jennifer Lopez ou Amber Rose, les big fat ass, immanquables, ont pris toute la place... médiatiquement parlant. Pour notre dernière chronique des "incontournables du style" de 2014, retour sur une année callipyge.

Ce fut LE cliché de l'année : Kim Kardashian nue et fesses apparentes en couverture de Paper Magazine au début du mois de novembre. Un "gros" coup qui vient finaliser une année placée sous le signe des "gros culs" comme aime à le rapper Nicki Minaj. Effectivement, en 2014, les fesses ont atteint leur apogée médiatique, jusqu’à l'overdose. Si durant les années 90, les corps athlétiques des supermodels - la crème des top models - telles que Claudia Schiffer, Cindy Crawford ou Tyra Banks valorisent les corps sains et en forme, très vite les années 2000 imposent une rigueur famélique sur les podiums. Et on le sait, la mode et tous ses acteurs (stylistes, magazines, photographes) donnent le LA de la ligne à adopter. Pourtant, depuis quelques années, et d'autant plus durant ces derniers mois, un glissement s'est opéré grâce à (ou à cause, là est tout le débat) différentes femmes qui ont fait de leurs courbes non pas un complexe à cacher, mais un atout à (sur)exposer.

Jusqu'à l'overdose

Cette année, les culs n'ont pas manqué. Plus ils sont gros, mieux c'est, et qu'importe que ce soit fait avec élégance. Kim Kardashian nue pour GQ ou pour Paper Magazine, Nicki Minaj et son clip Anaconda dosé en fesses galbées, Iggy Azalea et son duo avec Jennifer Lopez habilement nommé Booty, Amber Rose et ses clichés sulfureux, Miss Bum Bum et ses fesses élues les plus belles du Brésil, Rihanna et ses photos sulfureuses dans Lui ou encore Beyoncé et son album sexy porté par des clips où les fesses ne manquent pas, le cul a été partout, pour le meilleur et le pire. Parce que là est bien le plus problème. Sitôt qu'on parle de fesses, et donc qu'on les montre, l’aspect sexuel ne peut être évité. Et si l'on s'est régalé des photos sexy ou des twerks endiablés (rappelons ici que twerk est un mot-valise venant de vient twist et jerk, signifiant se branler en anglais), il faut aussi avouer qu'on a frôlé l'overdose. Avait-on vraiment besoin de Beyoncé qui se flatte la croupe en string dans Haunted ou de la pochette d'Anaconda avec Nicki Minaj en string ?

Preuve en est, on ne se choque plus, ou si peu, lorsqu'une paire de fesses nous passe sous le nez. Alors que l’esthétique soft-porn état réservée aux campagnes de pub signé Tom Ford au début des années 2000, aujourd'hui ce sont chacune de nos icônes sexy et artistes qui en jouent, Nicki Minaj ou Beyoncé en tête. Capitalisant clairement sur leurs corps voluptueux, ces femmes s’affranchissent-elles des diktats et peut-on y voir une démarche féministe, ou au contraire se vautrent-elles dans un cliché avilissant pour la femme ? Puisqu'on a un peu le nez dedans, il est assez difficile de répondre à cette question, tout comme on ne sait pas si cette "tendance" va durer. Le sexe fait en revanche toujours vendre, et Alexandre Wang use de femmes nues et de la masturbation féminine pour vendre des jeans. Si l'on peut se réjouir de voir une diversité de corps s'installer dans le paysage médiatique, les travers sont les mêmes pour les corps les plus minces que l'on voyait auparavant que pour ceux de 2014 entre chirurgie, abus de Photoshop, idéal inatteignable et chasses gardées ; beaucoup se sont insurgés de voir Miley Cyrus et ses fesses peu galbées se déchainer en twerkant, pratique "réservée" aux femmes pulpeuses. On restera donc sur la maxime d'un grand penseur, Booba et son "Si t'as pas de fesses, t'as walou".

Crédit : Young Money