Les incontournables du style : Le tatouage, un style qui colle à la peau

Poitrine tatouée
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Figer sous la peau un souvenir, un lettrage ou un motif n'a jamais semblé aussi facile ; ça n'a pas toujours été le cas. meltyStyle revient pour vous sur ses origines et le crédit mode que s'offre le tatouage.

La mode évolue et chaque saison elle se plait à nous faire renier nos pièces fétiches. Loin des frusques tendance et autres must-have, les tatouages s'inscrivent sur nos corps pour la postérité. Incontournable toute l'année mais dévoilé surtout l'été lorsque l'on tombe nos fringues, le tatouage est ultime et se permet toutes les excentricités. Des premiers marquages corporels, au boom des années 2000, retour sur l'histoire, les tendances et les grands ambassadeurs de cette icône du style.

Un art préhistorique

Le tatouage et les modifications corporelles, telles que la scarification, ont toujours existé. Si les historiens ne peuvent dater exactement toutes les évolutions, on sait que déjà à la préhistoire les hommes étaient tatoués. Selon les zones géographiques, les cultures et les millénaires, les tatouages ont pris différentes formes – dessins figuratifs, figures géométriques, abstraites - et répondent à différents besoins. Qu'ils servent à marquer les marginaux, prouver sa virilité ou qu'ils soient considérés comme thérapeutiques ou répondant à des croyances, les tatouages n'ont cessé de couvrir la peau, souvent entièrement, des différents peuples. Du tatouage polynésien, japonais, égyptien ou américain, on retiendra la profonde volonté des civilisations à marquer le corps et se l'approprier.

Le tatouage, un incontournable du style masculin
Le tatouage, un incontournable du style masculin
Tatoue moi !

Bond dans le futur, XXème siècle. On retrouve le tatouage comme l'apanage des marginaux. Les bandits, les marins, les prisonniers ou les gangs ont tous le point commun de posséder des tatouages en pagaille. Qu'ils soient fait à l'aiguille et l'encre de Chine, à l'os comme en Asie ou avec un fil baigné dans l'encre et qui laisse sa marque en passant sous la peau, les tatouages sont là pour stigmatiser et affirmer une identité. Mais petit à petit, une dimension esthétique s'impose et le tatouage se fait art . Comme toute discipline, il connaît ses maîtres et ses chefs-d’œuvre. Des noms comme Tin-tin, Filip Leu, Paul Booth ou Kat Von D font frétiller les aficionados de l'aiguille. Alors, le tatouage, symbole d'indépendance ou de rattachement à un groupe ? Tout le paradoxe est là. La démarche du tatouage est commune mais ce qu'on en fait relève d'une infinité de possibilités.

L'imagination comme seule limite

À mesure que le phénomène prend de l'ampleur, les techniques évoluent et un véritable marché s'est mis en place pour fournir du matériel de pointe et des encres les plus performantes possibles. Selon les tatoueurs, la véritable explosion du tatouage date de la fin des années 90, d'où la création du Syndicat National des Artistes Tatoueurs, qui souhaite faire reconnaître le tatouage artistique et créatif en France. Le tatouage devient ultra-tendance et chacun veut ses centimètres carré de peau encrée. Mères de famille qui s'encanaillent avec un tatouage sexy, jeunes adultes qui marquent des passages importants de leurs vies ou véritables adeptes qui font de leur corps une œuvre artistique, le tatoué ne connaît ni barrière sociale, ni de genre ou d'âge. Les célébrités elles-même n'hésitent plus à exposer leurs nombreux tatouages et ont ainsi contribué à rendre désirables ces « cicatrices que l'on choisit ». Tout le monde connait David Beckham ou Chris Brown et leurs manchettes, Johnny Depp et ses tatouages brouillons terriblement hipster ou les jeunots Harry Styles et Justin Bieber qui accumulent les pièces plus ou moins réussies. Dernièrement, c'est le canadien Rick Genest, surnommé Zombie Boy, mannequin pour Thierry Mugler et guest-star d'un clip de Lady Gaga, qui fait parler de lui pour son corps entièrement tatoué.

Le tatouage dans sa version poétique
Le tatouage dans sa version poétique
Pas encore cicatrisé et déjà démodé ?

Le tatouage est tellement populaire qu'il serait presque en passe de devenir démodé. Ultra-vus et revus, les mêmes motifs – ancres, croix, pin-up, symboles religieux, chiffres romains et autres têtes de mort - habillent le corps des dandies. Alors, comment un art qui était aussi transgressif il y a peu de temps peut-il déjà avoir atteint ses limites sous certains aspects ? En quête de singularité, certains tatoués se retrouvent pourtant à arborer les mêmes pièces dénichées sur Google Images ou dans les catalogues des tatoueurs. Le tatouage est devenu un bon basique comme un tee-shirt ou une paire de jeans, pourtant il ne se retire pas le soir venu. Véritable annihilation de la nudité, le tatouage habille et recouvre le corps, toutefois il dévoile une personnalité. Plus qu'une pièce iconique d'un quelconque vestiaire, l'encrage se veut ultime et définitif.

Les stars s'en sont emparés, les anonymes les collectionnent et la mode, qui accumule les égéries tatouées, en a fait sa nouvelle marotte : les tatouages sont bien partis pour durer.

Retrouvez sur The Tattoorialist les tatouages shootés aux quatre coins du monde.

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Crédit : Instagram Justin Bieber, Nicolas Brulez, The Tattoorialist, FlameFlynet, DR, X