Lucien Pellat-Finet pour la fashion week automne hiver 2015 : "Mon inspiration c'est la rue"

Lucien Pellat-Finet entouré par ses deux mannequins
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Lucien Pellat-Finet profitait ce matin de la Fashion Week parisienne pour présenter sa prochaine collection. Fidèle à lui-même, il nous a abreuvé de couleurs flashy, de cachemire à tomber par terre, de têtes de morts, et de feuilles de cannabis. Rencontre

Ce mercredi 21 janvier, meltyStyle s’est rendu dans le showroom de Lucien Pellat-Finet, rue Étienne Marcel. Pour la présentation de sa collection homme automne/hiver 2015-2016, Lucien lui-même nous recevait dans un appartement aussi chaleureux qu'impertinent. Une veste décontractée apposée négligemment sur l'une de ses créations en cachemire, surplombant un jean un peu lâche sur des running Nike fatiguées. Celui qui a lancé il y a vingt ans l'une des plus belles marques de cachemire au monde est à l'image de sa collection. Aussi précieux que décontracté. Comme souvent chez lui, le vent vient de l'est. Ses trois boutiques japonaises l'ont élevé au rang de divinité dans le pays. Ils étaient présents en nombre ce matin, et attendaient les nouvelles pièces comme des gamins. Une marque iconique au Japon, une valeur sûre aux États-Unis, mais toujours une niche en France, son propre pays. Ses pulls en cachemire y avaient pourtant fait parler d'eux : Lucien Pellat-Finet, roi du cachemire, était à l'origine du gilet cannabis de Rachida Dati qui avait fait jaser il y a quelques années.

Lucien Pellat-Finet pour la fashion week automne hiver 2015 : "Mon inspiration c'est la rue" - photo
Lucien Pellat-Finet pour la fashion week automne hiver 2015 : "Mon inspiration c'est la rue" - photo
Lucien Pellat-Finet pour la fashion week automne hiver 2015 : "Mon inspiration c'est la rue" - photo
Lucien Pellat-Finet pour la fashion week automne hiver 2015 : "Mon inspiration c'est la rue" - photo
Lucien Pellat-Finet pour la fashion week automne hiver 2015 : "Mon inspiration c'est la rue" - photo

Deux mannequins ont donc enchaîné une série de silhouettes mettant en valeur les dernières créations signées Pellat-Finet. Comme d'habitude, la perfection ne va pas se chercher dans une sombre vallée asiatique qui abriterait des chèvres mystérieuses. Chez Lucien, on ne va pas chercher midi à quatorze heures. Le cachemire vient d'Écosse, d'Italie, et bien sûr de France. Les vêtements y sont également souvent assemblés. À la matière s'ajoute presque systématiquement la couleur, et le tissage. En plus de ses formes fétiches (tête de mort, feuille de cannabis), on retrouvera l'hiver prochain quelques nouvelles variétés. Un loup hurlant à la pleine lune, un joli cochon rose, ou encore un réconfortant Teddy Bear. Superbe, mais parfois frustrant. Ces modèles tissés peuvent facilement atteindre les 2.000 euros. En 2011, Lucien Pellat-Finet lançait une collaboration avec Monoprix, pour un cachemire plus abordable. Un succès esthétique et commercial.

Blue jean, white shirt

Du Lucien Pellat-Finet accessible serait-il de nouveau dans les tuyaux ? "Rien de prévu pour le moment" répond l'homme discret à meltyStyle, avant de conclure "pour l'abordable, il y a les T-shirts". L'hiver prochain, il ne faudra pas être frileux. Mais le cachemire n'est pas la seule spécialité de la maison. Le denim est également au rendez-vous, dans sa forme la plus brute, et la plus qualitative. Les toiles tout droit venues du Japon sont tout simplement à tomber. Le jean, sa première passion ? Au détour d'une conversation, Pellat-Finet avoue : "je n'ai pas porté un pantalon depuis 40 ans". Le design des sneakers présentées semble directement hérité des Stan Smith, ou des Converse. L'homme confirme : "mon inspiration, c'est la rue". Le streetwear, la marque le touche presque du doigt. Une collaboration avec la ligne de T-shirts LES (ART)ISTS a également été présentée. Dans la lignée de ce que fait déjà la jeune maison, à savoir des chandails imprimés comme ce savoureux "Cashmere for life"... en coton. Inspiré de la rue, certes, mais hélas encore loin du populaire. Ces T-shirts devraient être vendus autour de 400 euros.

Crédit : Raphael Grably